Logo Vialala

Cuba l'île du caïman : histoire, musique et culture cubaines

Image principale de la page Cuba l'île du caïman : histoire, musique et culture cubaines

Buena Vista Social Club : l'histoire de la musique cubaine

La capitale cubaine résonne au son de la salsa de ses “campesinos”. Il faut voir ces musiciens octogénaires se démener sur les rythmes de la guajira pour le croire. D’ailleurs Nick Golf et Ry Cooder le comprennent vite, il faut graver cette musique  pré-révolution cubaine avant qu’elle ne disparaisse avec ses protagonistes. Ce sera l’album Buena Vista Social Club du nom du lieu dans lequel ils se produisaient. Afin d'immortaliser leur tournée, Wim Wenders décide de suivre la troupe. Ainsi naît un film documentaire en 1999, un road trip palpitant. Le réalisateur y ajoute des interviews touchantes lors desquelles les protagonistes relatent toute une époque: les Américains descendant dans les hôtels de luxe de la Havane, les belles automobiles: Plymouth, Pontiac… Ces voitures, ils se les lèguent de père en fils car sur l’île importer une voiture reste un luxe inaccessible du fait des taxes exorbitantes! 

De la conquête à la révolution: l'histoire mouvementée de Cuba

A quand remonte l’histoire de Cuba? Elle débute avec la conquête de l’Amérique! L'île connaît successivement  la tutelle américaine, l’ère Batista, le régime castriste et finalement la transition. Après s’être affranchie de la domination espagnole, Cuba a entretenu des relations ambiguës avec les Etats-Unis. Imaginez un peu , un régime communiste situé à seulement 367 KM à vol d’oiseau des îles Keys! Cuba a tenté de regrouper les non-alignés en nouant des liens privilégiés avec des pays d’Amérique du Sud. Enfin, l'île a essayé sans succès d’exporter sa révolution en Afrique. Ces dernières années ont été marquées par l’accession de Raul Castro, propre frère du lider maximo qui a tenu Cuba d’une main de fer pendant 49 ans.  

L'essor de Cuba: de base avancée à colonie espagnole à puissance sucrière

Dès lors où Colomb pose le pied sur la terre de Cuba, le sort de l'île est scellé puisque la population indienne décline fortement. Bientôt Cuba se mue en une base avancée pour la conquête de l’Amérique, sa capitale La Havane se trouvant à l’entrée de la mer des Antilles. La flotte espagnole y fait escale pour se ravitailler. Par ailleurs elle choisit d'y introduire la culture de la canne à sucre qui trouve son essor au XVIIIème siècle ravissant sa place à saint Domingue. Malgré l’instauration d’une république et l’abolition de l’esclavage la colonie espagnole perdure. En 1898 les Américains s’opposent aux Espagnols pour le contrôle du marché de la canne à sucre et font mainmise sur cette ressource lors du Traité de Paris. 

Les relations ambivalentes entre Cuba et les États-Unis

Les relations qu’entretient Cuba avec son voisin américain sont ambivalentes. A la fois l’Oncle Sam guide l'île vers la démocratie et lui assure des débouchés économiques pour son industrie sucrière. Toutefois la présence américaine est pesante. Cuba vit maintenant exclusivement de la canne à sucre en plus de l’élevage. La Première Guerre mondiale entraîne une période d’instabilité et une dictature s’installe avec à sa tête le général Machado. Le ressentiment face au grand frère américain grandit. Suite à la dépression de 1929, le gouvernement est renversé par un militaire, le sergent Batista. 


Fulgencio Batista, militaire domine la scène politique dans les années 40 et 50. Il bénéficie de l’appui des Américains mais le régime est fortement corrompu*. Il ne peut mater la rébellion qui a lieu le 26 juillet 1953 à Santiago de Cuba. Elle est orchestrée par Fidel Castro Ruiz qui mène la résistance urbaine. L’avocat de formation tente de s’emparer du pouvoir. Il est alors emprisonné, amnistié et trouve refuge au Mexique. Il est secondé par ses partisans dont Che Guevara, un révolutionnaire marxiste-léniniste internationaliste argentin. Fidel occupe la Sierra Maestra et mène la résistance pendant 2 ans. En janvier 1959 Batista est finalement destitué et les Etats-Unis reconnaissent immédiatement le nouveau régime.


Le régime castriste s’organise, il s’agit d’une dictature: parti unique, ministère des forces armées révolutionnaires à la tête desquelles se trouve Raul Castro. Bientôt des réformes sont votées à l’image de la réforme agraire, les raffineries sont nationaliséees, les plages sont rendues publiques, les loyers plafonnés, la mendicité et la prostitution balayées… Force est de reconnaître que le niveau d’éducation est excellent et les Cubains forment de nombreux médecins. Cependant les Etats-Unis voient leurs intérêts menacés et ripostent par des mesures protectionnistes agressives. Ils décrètent un embargo sur les importations et exportations avec Cuba et reviennent sur le fameux Sugar Act. 


C’est dans ce contexte qu’a lieu le 2 avril 1961 une offensive américaine dans la Baie des Cochons. Planifiée sous Eisenhower et soutenue par la CIA, l’opération est endossée par JF Kennedy. Le 17 avril 1961, quelque 1400 exilés cubains recrutés et entraînés par les Etats-Unis débarquent sur le sol cubain. Leur objectif est de démettre Castro qui s’est dangereusement rapproché de l'Union Soviétique. Du fait de la résistance cubaine et une impréparation, l’attaque se solde par un échec lamentable, un véritable camouflet - le premier de son mandat pour le président américain. 


En pleine guerre froide surgit la crise des missiles de Cuba. Lorsqu’un U2 américain photographie des missiles SS-4 à tête nucléaire pointés en direction des USA  le 14 octobre 1962, il n’y a plus de doute possible. L’Union Soviétique prépare une guerre nucléaire. Nikita Kroutchev et JFK entament alors un bras de fer de 15 jours. Ils évitent de justesse un conflit en acceptant un désarmement mutuel. De ce moment est mis en place le téléphone rouge qui permet aux chefs d'État de communiquer directement! Le régime se radicalise de plus en plus et les Cubains s’exilent vers la Floride.


La détente entamée- l’Union Européenne avait levé l’embargo envers Cuba, s’accélère avec l’accession de Raul Castro au pouvoir en 2006. L’économie est libérée, l'accès au crédit bancaire ou à la propriété rendus possibles. En l’absence de menace pour les USA, Barack Obama, allège les sanctions envers Cuba. Si les relations diplomatiques sont rétablies entre les 2 voisins, l'arrivée de Donald Trump au pouvoir remet en cause cette normalisation. En 2016 Fidel décède et son frère Raul le remplace par intérim puis reste à la tête du parti communiste jusqu’en 2021. Ces 3 dernières années ont été marquées à Cuba par la pandémie. Sans réserves financières solides le pays n’a pu importer que la moitié des denrées alimentaires et de carburant prévues. Les Etats-Unis ont rouvert leur consulat en 2023 à Cuba, signe d’une normalisation des relations entre les deux pays. A ceci s’ajoute le fait que depuis quelques semaines la délivrance de visas pour les Cubains souhaitant émigrer aux Etats-Unis a été rétablie.

Parce que vous brûlez d’en savoir un peu plus sur un tabou à Cuba…

Meyer Lansky et Lucky Luciano : la casa de las Americas

Au départ il y a la rencontre à New York d’un juif russe échappant aux pogroms et d’un sicilien catholique fuyant la famine. Ils ont du mal à s’assimiler à la population américaine protestante. Ils n’ont d’yeux que pour Al Capone. Les mafiosi se frottent au commerce de la prostituion, du jeu, de la drogue et de l’alcool en pleine prohibition. A Cuba s’est installé un trafic local, celui du rhum. Et puis Cuba a un autre atout, la pratique du jeu y est légale. Justement en matière de jeu, ils s’y connaissent car à Vegas ils se font la main en s’entourant de “spécialistes”.

Peu à peu, ils transforment progressivement la mafia en une société organisée extrêmement rentable. Pour ne pas être entravés dans leur entreprise, ils coupent la tête de Cosa Nostra. Leur pouvoir est tel qu’ils auraient influé sur certaines élections américaines comme celle de Hoover ou Roosevelt. On peut imaginer que la CIA savait bien que Cuba était une plaque tournante pour tous ces trafics mais qu’elle laissait faire car elle redoutait par-dessus tout le communisme! Sur l’île ils génèrent un tourisme, une élite américaine qui entend bien s’amuser et qu’ils compromettent et font chanter. 

Si vous vous rendez à La Havane, visitez le National, l’un des hôtels mythiques où se mêlaient les politiques, les vedettes et hommes d’affaires louches. Il accueillit d’ailleurs la conférence mondiale de la Mafia en 1946! Sur place une affiche représente les mafieux réunis: Lansky, Luciano, Costello, Barletta, Anastasia… C'est au sein de cet hôtel que Meyer Lansky fit la connaissance de Batista. La Mafia avait également ses quartiers au Sloppy Joe qui a rouvert ses portes après 50 ans de fermeture. Y sont descendus entre autres Hemingway ou Ava Gardner, vous serez transportés….

Découvrez toutes les idées de voyage à Cuba à personnaliser avec nos Travel Planners pour un voyage 100% sur mesure !

Contactez les travel planners experts de Cuba et commencer à planifier votre prochain voyage grâce à leurs précieux conseils.